“La richesse commence par la confiance, et non par l’argent.”
Dans les années 1990, Donald Trump a fait face à une crise financière sévère. À l’apogée de ses difficultés, les entreprises qu’il contrôlait avaient une dette totale d’environ 3,4 milliards de dollars, dont près de 900 millions de dollars étaient personnellement garantis par lui ; ce qui mettait toute sa fortune sur la table si les banques exigeaient le remboursement immédiat.
The Washington Post
Alors que certains observateurs pensaient qu’il était au bord de la faillite, les principaux créanciers ont choisi une autre voie. Plutôt que de tout liquider, ils ont consenti à suspendre les paiements d’intérêts sur plus d’un tiers de la dette et à accorder des dizaines de millions de dollars supplémentaires en financement, en échange de garanties supplémentaires sur certaines propriétés.
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Ce répit a permis à Trump de lancer une restructuration financière : en cédant certains actifs non essentiels (comme son yacht, un avion privé et des participations hôtelières), il a réduit sa dette personnelle garantie à environ 155 millions de dollars, tandis que la dette globale de ses entreprises est passée de 3,4 milliards à environ 2,2 milliards.
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Cette « bouffée d’oxygène » n’était pas un simple cadeau : les banques ont exigé des garanties et une meilleure discipline financière. Ce mécanisme, prendre le risque calculé d’emprunter plus pour restructurer puis croître , illustre parfaitement l’effet de levier de la dette stratégique lorsqu’elle est utilisée avec vision et crédibilité.
La dette, bien gérée, peut devenir un outil d’accélération, pas un obstacle. Ce n’est pas la dette en soi qui enrichit : c’est la capacité à la transformer en actifs productifs et en opportunités réelles.
Sylvestre Magloire Tamo

